Le développement de la consommation du café

Le développement de la consommation du café

Le développement de la consommation du café

Entré à part entière dans les mœurs,

le café se répand dans toute l’Europe durant la première moitié du XVIIe siècle.

Toutefois, il faut attendre la seconde moitié du siècle pour en savoir plus sur le commerce et la consommation du café.

Les principaux instigateurs de son développement n’étaient pas  nécessairement les marchands, les aristocrates ou les voyageurs des classes aisées.

Comme le note Shapiro dans on ouvrage, The Story of Coffee,

il s’agit plutôt des  «innombrables colporteurs anonymes qui parcouraient les rues d’Europe,

portant sur leur dos l’attirail scintillant de leur commerce : des cafetières,

des plateaux, des tasses, des cuillères et du sucre.

Ces hommes répandaient le brûlant et puissant évangile du café au-delà des frontières de l’Orient et jusqu’aux confins d’un Occident encore profane»

Au point de vue religieux

Au début, cependant, le café subit de sévères critiques de la part de l’Eglise catholique.

Des prêtres fanatiques déclarent que si le vin,

sanctifie par le Christ, était interdit aux musulmans, le café.

Le pape Clément VII, au XVIe siècle,

finit par clore le débat en goûtant lui-même le café et en le déclarant parfaitement inoffensif. L’approbation papale s’étant fait connaître,

la consommation du café se propage librement dans toute l’Europe.

Les changements sociaux et la naissance des cafés

Mais les raisons de la popularité rapide et quasi universelle du café ne se limitaient pas à une bénédiction papale ou à sa grande accessibilité.

Dans Drugs and Narcotics in History, Porter et Teich suggèrent que le facteur temps avait aussi son importance et que l’on était prêt à adopter cette boisson.

La période comprise entre les XVIIe et XIX siècles est une ère de profonds changements sociaux, culturels et intellectuels et le café va y jouer un rôle crucial.

Tout d’abord, on ressent le besoin d’établir des échanges en dehors des contraintes familiales, et l’on se met en quête  de nouveaux  lieux de rencontre.

Pour l’aristocrate, le déclin progressif de la vie culturelle à la cour engendre de besoin d’un nouveau type de cercle.

Archives, Le développement de la consommation du café

la période est marquée par un formidable courant d’idées progressistes :

le siècle des lumières en France,

puis l’ascension du Risorgimento en Italie – avec le recul,

on constate que pour une époque aussi ouverte aux idées nouvelles,

l’accroissement considérable du nombre d’esclaves expédiés dans les plantations brésiliennes offre un parallèle dérangeant.

Les réunions publiques et les harangues ne faisant pas partie de la culture,

les cafés  deviennent le principal lieu où l’on débat de politique et de faits de société.

Enfin, parallèle à ces changements se développe une hostilité croissante  vis-à-vis des effets nocifs du vin et de la bière.

Le café, de toute évidence, constituait un substitut idéal car il facilitait les échanges humains sans risque d’intoxication.

Les divers regions du monde

En Europe, comme en Turquie,

le café attire une clientèle disparate : les avocats et les politiciens y côtoient les commerçants, les artistes  et autres  roturiers.

De nouveaux lassés des débits de bière cherchent un lieu où ils pourront effectuer leurs transactions,

comme le feront les métiers de la finance et des assurances.

Les artistes et les écrivains, vivant généralement dans l’isolement,

peuvent s’y retrouver et rencontrer d’autres gens.

Lorsque les premiers établissements ouvrent,

les services de communication et d’information n’existent pas encore.

Le patron de café remplit alors le rôle multiple d’arbitre social,

de diplomate, d’entremetteur et e confident.

Comme George Mikes nous l’apprend dans Coffe Houses of Europe : « Il [le maître d’hôtel] partageait vos secret ou les connaissait si vous ne les partagiez pas avec lui,

vous prêtait  de l’argent et mettait pour vous lorsque vous étiez poursuivi par un tenace créancier, et vous gardait vos lettre,

en particulier celles qui ne devaient pas tomber entre les mains de votre femme.

Tout le monde ne connaissait pas votre adresse privée,

mais tout le monde savait quel café vous frequentiez.»

Les impôts et taxations, Le développement de la consommation du café

Premièrement, conscients du potentiel que  représente la consommation du café,

certains gouvernants de l’époque tentent de stimuler la demande en abandonnant leur politique de prohibition en faveur de leur imposition.

En 1663, le gouvernement anglais accorde des licences aux maisons de café et prélève une contribution indirecte sur le café vendu.

Malgré cela, le café, par rapport à l’alcool, reste très bon marché. Donc,

les cafés anglais éloignent un nombre considérable d’ouvriers des maisons de bière,

à la grande satisfaction – au début, du moins – des épouses et de l’état,

mais pas à celle des brasseries.

Comprenant qu’une taxation excessive renverserait la tendance,

le gouvernement réduit peu à peu l’impôt,

favorisant à chaque fois une nouvelle envolée de la consommation.

A l’autre extrême, Fréderic II le Grand de Prusse soutient les cultivateurs d’orge et les brasseries en interdisant le café aux ouvriers et en insistant pour qu’ils boivent de la bière.

La consommation de café

Les chiffres montrent la croissance rapide de la consommation du café au XIXe siècle, notamment aux Etats-Unis où il n’était pas soumis à des taxes d’importation.

Poids en millions de livres18321849
Pays-Bas90,7125
Allemagne et Europe du Nord71,7100
France et Europe du Sud78,495
Grande-Bretagne23,540
Etats-Unis et Provinces britanniques

D’Amérique du Nord

45,9120 (US) et 15 (PBAN)

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